La vie sentimentale de tout un chacun dépeint bien des inégalités. Entre les gens qui parviennent toujours à être en couple et d’autres qui multiplient sans cesse les aventures, d’autres affectionneraient ne fut-ce qu’à goûter de temps à autre à une des premières catégories. Parmi les éternels célibataires involontaires, les plus courageux prennent toutefois leur sort en main. Déterminés à trouver l’amour, ils travaillent sans relâche pour être plus séduisants aux yeux du monde extérieur et enfin toucher au bonheur. Pourtant, malgré une progression qui ouvre les portes du paradis, d’innombrables solos développent une peur de l’engagement.

Un départ manqué qui crée un sentiment de frustration

Sans en faire une généralité, c’est un point commun partagé par une majorité de célibataires adultes endurcis. Dès leur adolescence, ils ont galéré dans leur vie amoureuse. Outre les éternels défaitistes et autres personnes souffrant d’un handicap irréversible, nous nous concentrerons sur la catégorie d’individus déterminés à vaincre leurs peurs. Par timidité ou simple manque de confiance en soi, ces individus sont passés à côté des premiers flirts connus à l’adolescence.

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Ces anciens rejetés ont eu le temps d’accumuler un sentiment de frustration. Ils ont connu l’injustice face à des camarades habituellement banals qui semblaient vivre un bonheur qui se refusait à eux. Ce manque de relation affectueuse a également nourri leur fantaisie et les premiers effluves amoureux étaient avant tout de l’ordre de l’imaginaire. Ces scénarios internes de tendresse créés de toutes pièces se retrouvaient souvent idéalisés.

L’humain a toujours tendance à enjoliver les désirs qui lui échappent. Tels des touristes lointains qui ne voient que le côté magique de Paris, les personnes sans vécu sexuel tendent à mythifier l’être dont ils pensent jour et nuit. Cette lecture erronée de la réalité les dessert lorsqu’il s’agit d’entrer dans une phase de séduction avec quelqu’un.

L’effet de halo qui tombe rapidement à l’eau

L’effet de halo nous pousse à attribuer toutes les qualités à une personne à partir d’une caractéristique qui nous plait. L’exemple classique étant le garçon qui trouve une fille jolie et aura tendance à penser qu’elle est nécessairement gentille, intelligente, généreuse, etc.

Cette projection s’observe généralement chez les individus qui ont une vie sentimentale assez calme et donc un déficit d’expérience récente. Devant un manque d’opportunités, ils sentent qu’ils doivent saisir la moindre occasion, quitte à brûler les étapes.

Malheureusement, elles tombent facilement dans la dépendance affective. Si vous vous sentez concernés, le quiz ci-dessous vous permettra de la mesurer.



Te trouves-tu dans la dépendance affective ?



Tu préfères une relation de couple :



Les nombreux problèmes de ton crush :



Quand ton crush te fait souffrir en abusant de ta confiance :



Tu as un rendez-vous avec un ami et ton crush te contacte afin de vous voir :



Quand ton crush met du temps à répondre à un message :



Pour toi l’amour c’est :



Quand ton crush manifeste son désintérêt, tu :



En amour tu es du genre à :



Quand tu vois la personne qui te plait flirter avec quelqu’un d’autre, tu te dis :



Quand quelqu’un te plait :




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Les gens en manque d’amour sont malheureusement souvent aveugles. Ils laissent leur rationalité au placard pour enfin vivre pleinement leurs rêves. Or, ce décalage est fréquemment perçu par rapport aux personnes convoitées, surtout si elles ont davantage de vécu dans leur vie sentimentale.

À l’instar d’un jeune à qui on reproche son manque d’expérience sur le marché de l’emploi, le mortel en quête d’amour transmet malgré lui ses carences de départ.

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L’inexpérience est difficile à cacher et fait souvent peur à autrui. L’idéal est de trouver quelqu’un qui a parcouru un chemin plus ou moins identique. On ne peut toutefois pas contrôler par qui on est attiré. Le décalage de vécu fait rarement bon ménage à moins de tomber sur une belle âme patiente.

Le réel qui n’est finalement pas si extraordinaire

Les personnes qui ont galéré dans leur jeunesse mettent parfois de longues années à s’intégrer dans une forme de normalité. Les plus déterminés ont travaillé sur tous leurs points faibles afin de remédier à leurs carences affectives devenues insupportables.

Entre les livres, le coaching, le sport, les soins esthétiques ou encore le style vestimentaire, il existe de nombreux facteurs capables de nous faire bondir dans la hiérarchie de désirabilité. D’anciens timides mal dans leur peau sont devenus de jeunes gens séduisants et sûrs d’eux.

En montant dans la pyramide, les individus métamorphosés sont parfois aussi les plus frustrés. Ceux qu’ils admiraient et craignaient autrefois sont aujourd’hui des gens d’une banalité affligeante. Dans leurs relations amoureuses, cela se traduit souvent par des déceptions. La réalité est rarement à la hauteur de cet idéal, de ce Saint-Graal qu’ils avaient projeté. L’archétype de l’homme ou la femme parfaite ne les enthousiasme plus. Il se manifeste en eux une peur de l’engagement.

En progressant dans leur vie personnelle, ils n’ont pas réajusté leurs désirs qui étaient cloîtrés dans une forme d’imaginaire. Une fois celui-ci brisé, de nouveaux critères du partenaire optimal doivent émerger. Cela peut toutefois prendre du temps de tout réorganiser de façon plus rationnelle.

Une nouvelle peur de l’engagement

Totalement dévoués au départ à une personne qu’ils ont sacralisé, les individus auteurs d’une transformation ont pris conscience d’une réalité qui les a déçus. Face à cette déconvenue, ils ont pris connaissance de leur potentiel, mais jouent peut-être aussi à un jeu dangereux. Prêts à se mettre en couple avec le premier venu qui incarnait le rêve adolescent, ils fuient désormais quelque peu l’engagement.

À l’instar d’un joueur de football qui a été transféré dans une meilleure équipe, il ne jurera pas fidélité à son nouveau club s’il estime qu’il peut encore évoluer à un niveau plus haut. L’amour n’est pas comparable au football, mais tout un chacun qui est animé et a vécu une forme de progression désire voir ses limites. Dans ce cas de figure, nous observons beaucoup de personnes qui multiplient les partenaires en espérant trouver toujours mieux.

Le timide du départ peut dans certains cas devenir un Dom Juan des temps modernes. Cela s’applique évidemment aux femmes qui ont d’ailleurs l’avantage d’enchainer plus facilement les rendez-vous grâce aux applications de rencontres. Ces célibataires séduisants ont gravi les échelons et deviennent les plus stricts en matière de critères dans leur vie sentimentale.

Un perfectionnisme qui développe une peur de l’engagement

Contrairement à leurs anciens comparses qui ne parviennent pas à se détacher de leur passé en trainant comme un boulet l’effet de halo face au manque d’expérience, ils sont ultra-difficiles et ont moins tendance à s’engager.

L’envie d’avoir toujours plus résulte de cette progression constamment atteignable, car déjà vécue. Or, elle favorise cette peur de l’engagement. Le moindre faux pas du conjoint peut signifier la fin d’une relation qui méritait peut-être davantage de considération. La nouvelle peur de l’engagement est légitime. À l’avenir, elle pourrait néanmoins ramener les protagonistes à leur ancien statut d’adolescent rejeté.

À cause d’une vie sentimentale désespérément calme, vous avez effectué un long travail sur vous. Or, en dépit de résultats positifs vous n’êtes pas plus heureux aujourd’hui et ne désirez pas vous engager. Contactez-moi pour une séance de coaching !